Ceci est le début d’un(e) roman/nouvelle/écriture au format épisodique proposé sur le blog Six sens à partir d’aujourd’hui. L’intégralité du texte formera une histoire complète que vous découvrirez progressivement, au fil des chapitre. Cet(te) insérer le type d’œuvre littéraire de votre choix nommé(e) « Les sept Légendes » paraîtra à raison d’un chapitre toute les 3 semaines (à un chapitre par mois en fonction de divers facteurs) et constituera donc la suite directe des chapitres déjà postés. Sur ce voici le prologue, et bonne lecture ! :)

Emeline Pancarte, votre présidente ! :)

 

 

 

Prologue : ombre.

« Un pas, puis deux. »

J’étais arrivé depuis maintenant une bonne semaine. Des vacances : tu parles ! Sur le papier l’idée d’aller passer trois semaines avec des amis de collège que je n’avais pas revu depuis quatre ans était super. Mais en pratique : quelle purge ! Après tout qu’est ce que je m’imaginais ? Déjà qu’on étais tous spéciaux, chacun de notre coté, au collège. Là on étaient devenus carrément trop différents pour pouvoirs passer du temps ensemble. Enfin si, on passait du temps ensemble dès lors que la moitié des gens s’ennuyaient, et que l’autre moitié faisait les faux cul. Oui oui, au final même celui qui proposait une activité faisait partie de l’un des deux groupes… S’en était navrant.

« Trois, quatre, plus vite. »

Mais au moins on avait beau temps. Et à défaut de profiter de mes anciens amis je pouvais profiter du soleil. Enfin : jusque là. En cette nuit orageuse, le hasard et le destin des mauvais films d’horreur avait choisit de couper l’électricité de la maison. J’ai toujours détesté les films d’épouvante, comme la cinématographie en général, et cette fois n’y dérogea pas.

Le pire c’est que je m’étais porté volontaire pour aller vérifier les fusibles. Qu’est ce qu’il m’était passé par la tête ? J’avais vraiment pété un plomb. Encore aujourd’hui je n’en sais rien. Une envie d’isolement, aussi court soit-il. Peut être. Autre chose : aussi.

« Cinq, six, encore plus vite ! »

Et j’avais beau avoir traversé la moitié de la maison, j’entendais toujours les braillements incessants d’Elios. Un accro à la musique qui ne s’était pas arrangé avec le temps. A l’époque, c’était juste un passionné. Mais là il en était carrément gonflant : il lâchait jamais sa guitare ! Puis je détestait les sonorités de l’acoustique…

« Sept et huit. »

Je tournais virais à la recherche de ces fusibles qui avaient sauté je ne savais où. Et qu’est ce que c’était gonflant bon sens ! Mais genre : vraiment ! Je détestais ne pas trouver quelque chose que je cherchais, et cette fois ne dérogea pas à la règle. C’était comme une discussion qui traînait trop en longueur, un week-end d’ennui ou bien encore un cours trop chiant, mais en mille fois plus rageant.

« Continue comme ça. »

Je traversais ainsi le salon, où nos sublimes peintures séchaient… Qui avaient eut cette idée déjà ? Peut importe. Sur le chemin je remarquais aussi que la chambre de Clarvis était toujours autant mal rangé. Il était chez lui après tout… Qu’est ce qu’elle était grande cette maison. Sept chambres, trois salles de bains, une grande cours devant, une autre derrière, deux salons, une grande cuisine. Au moins, cette excuse me permit de revisiter les lieux… A force je vagabondais plus que je ne cherchais en fait…

« Un… Stop ! »

Mais où étaient dont les fusibles ?! Cela faisait maintenant dix minutes que je tournait sans les trouver. Et je ne profitait même pas du silence en plus… Elios…Tous les autres d’ailleurs ne s’inquiétaient guerre de mon absence… Comme c’était agréable de se sentir considéré ! C’était à se demander s’ils avaient seulement remarqué ma non présence… La musique suivait son cours, sans moi. Ils riaient, s’amusaient… hurlaient ?

Non : il ne pouvait rien se passer. Mais pourtant mon corps s’était déjà figé, dans le doute. Je me trouvait là, au beau milieu de ce couloir. Sur ma gauche, le mur percé en plusieurs endroits de fenêtres me faisait cruellement douter. Qu’allais-je voir en regardant au travers de l’une d’entre elle ? Quelque part, je ne voulais pas le savoir. Mais en même temps j’avais besoin de comprendre qu’il n’y avait rien. Alors fébrile, je m’étirai le cou et tournai la tête pour jeter un coup d’œil. Sous mon regard s’étendait une petite cours délimitée par de nombreux cyprès en fleur. La nuit y faisait régner un calme reposant. Ouf ! Lâchant un grand soupir, je pus me calmer un peu.

Mais mon souffle se coupa bien trop vite. Bondissant à une vitesse impressionnante, une ombre sortie de derrière un des arbres, comme projeté en arrière. Ça avait forme humaine, mais quelque chose d’inexplicable me dérangeait. Peu être était-ce leur dos courbé et tendu qui leur donnait l’allure d’une bête. Peut être était-ce la hauteur impressionnante de son bond en arrière. Peut être était-ce la lueur qui les éclairait à demi leur peau blafard. Le.. la cours brûlait ???

« Ne bouge pas… »

Quoi ? Comment ? Un accident ? C’était ça : obligé. Mais il fallait agir vite. Me retournant d’un bond je…je… je me heurtai à une bien étrange ombre. Au bout du couloir, sur le chemin pour sortir dans la cours, une grande silhouette probablement capée passa comme une fusée. La chose était là, juste devant moi… Merde ! J’avais peur oui. Elle avait laissé sur le sol une traîné de sang. Du sang ! C’était mauvais : très mauvais. Mon cœur battait si fort que j’ai crus qu’il allait lâcher. Qui était-ce ? Pourquoi était-il là ? Qu’est ce qu’il nous voulait ?

Je n’osais plus bouger. Non que j’étais en sécurité là où j’étais, mais j’étais le moins en danger possible : c’était déjà ça. Avec un peu de chance, je n’étais pas ciblé. Mais c’était stupide ! Quel sociopathe ou tueur fou se contenterait d’une moitié ?

Il allait me tuer… Puis mince : rien ne prouvait qu’un tueur fou était là. Oui : voilà. Je.. je fabulait et ce n’étais pas du sang voilà tout. Ce n’était que de simple vacances et nous passions juste une soirée pourrie. C’était…

« Mes salutations vieil ami »

Une seconde, tout se passa dans ma tête en une simple seconde. Un éclair de froid me traversa l’échine. Et sans même que je ne comprenne ce qui se passait un liquide chaud coula sur mon épaule. Il était derrière moi. Comment ? J’avais un truc planté dans le cou. Quoi ? J’avais un truc qui gouttait de mes doigts. Quoi ? Mon sang ? Mon cou. Ses dents. Le temps d’un instant tout était flou. J’avais mal, peur, et froid. Mon sang coulait abondamment. Mangé goulûment. Ses dents, sa bouche, tout me vidait de moi et mon sang sans rencontrer aucune résistance. Transe… danse… lancé d’aimé romance. Errance.